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Décembre 2007 Bonjour mes chéris, Pour ceux d’entre nous qui demeurons si spirituellement attardés que temps et espace existent encore, une autre année s’achève. C’est l’occasion de faire une halte pour réfléchir un instant sur le miracle qu’est cet Élan Vital. Il porte en lui les opposés polaires que sont la vie et la mort, la joie et la peine, le plaisir et la douleur, l’inspire et l’expire… Il est le mouvement continuel entre polarités qui est l’EXPÉRIENCE d’être en vie. Certains croient que la mort est la fin de la Vie, quand en fait la mort est simplement le terme d‘une expérience particulière au sein de l’Élan Vital. La Vie se poursuit même après qu’un point d’expérience particulier se soit éteint. Lorsque la naissance et la mort sont reconnues pour ce qu’elles sont — des opposés interdépendants au sein de l’Élan Vital — beaucoup de peur et de dramatisation désertent le processus. Parfois cet Enseignement Vivant, ancré dans le quotidien, facilite l’advenue d’un aperçu extraordinaire. Ce que vous êtes véritablement ne se limite pas à un point d’expérience particulier. Ce que vous êtes véritablement est la Vie même. Bonne année à TOUS ! Affectueusement, Wayne
Novembre 2007 Bonjour mes chéris, Tout ce qui est requis pour participer à l’Enseignement Vivant est que vous soyez Vivant. Si vous êtes convaincu que vous n’existez pas et par conséquent que vous n’êtes pas vivant, je vous en prie, n’hésitez pas à revenir plus tard quand cela vous aura passé. Pour tous les autres, bienvenu ! Cet élan vital dont nous parlons vaut la peine d’être examiné. Il est présent en cet instant même. Aussi proche de vous que l’est votre respiration. En fait, votre respiration EST cet élan de vie. Vous n’avez pas besoin de vous souvenir de respirer ; votre respiration vous respire littéralement. Arrêtez de lire les mots de ce texte momentanément et examinez ce phénomène de la respiration… (Si vous n’avez pas interrompu votre lecture et êtes simplement passé à cette phrase-ci, je le comprends pleinement — vous me ressemblez beaucoup ! — cependant, il y a RÉELLEMENT quelque chose à voir dans l’arrêt momentané, même si vous êtes un étudiant « avancé » et avez porté attention à votre respiration bien des fois auparavant.) Sans doute avez-vous été capable de voir la manière dont votre respiration « survient simplement ». Vous respirez, même lorsque vous oubliez de respirer. Une force est ici à l’œuvre qui opère indépendamment de vos décisions et de vos intentions. C’est cette force sur laquelle cet Enseignement Vivant se penche. C’est cette Vie qui vous vit — même lorsque vous vous imaginez à tort que vous LA vivez. Je suis continuellement étonné et ravi par la façon dont cet élan de vie survient. Il alimente les miracles, dont le partage de cette idée entre nous n’est pas le moindre ! J’écris ; vous lisez. À travers un réseau infiniment complexe d’interactions, il y a une sorte de reconnaissance, une connexion, en laquelle se dissout le temps et se révèle l’Unicité. Affectueusement, Wayne
Septembre 2007 Il m’est périodiquement reproché de ne pas avoir un style d’enseignement plus proche de celui de mes mentors — et notamment de celui de Nisargadatta Maharaj. Maharaj était réputé parler à partir de la position de l’Absolu. Il disait des choses telles que : « Je ne suis jamais né et ne mourrais jamais. » et « Je suis éveillé même lorsque je dors. » Des affirmations à la non-dualité aussi prononcée avaient parfois pour effet de mettre ses visiteurs en état de choc et de les précipiter dans une profonde Vision transcendantale. J’éprouve de la sympathie pour cette approche, mais je me suis rarement senti à l’aise en l’utilisant. Je me sens bien plus dans mon élément lorsque je vais au devant de mes visiteurs en les prenant là où ILS sont… la plupart d’entre eux étant persuadés qu’ils sont nés et vont mourir et qu’ils sont endormis pendant qu’ils dorment. À partir de cette vérité « évidente », nous pouvons alors nous livrer à l’examen de la nature sous-jacente plus profonde de ce soi identifié qui vit et meurt et s’endort. Personne ne peut nier qu’il y a EXISTENCE ici. La nature de cette EXISTENCE peut être (et a été) débattue à l’infini. Mais cette EXISTENCE est en soi sa propre preuve. Il ne s’agit pas d’un point de philosophie à débattre, mais d’une Vérité s’affirmant par elle-même. Elle est là, au centre, lorsque vous pelez les couches de l’oignon d’un soi apparent — le soi qui vit et meurt et s’endort et se réveil. Nous sommes les victimes de nos croyances. Lorsque vous « croyez » les indications d’un enseignant comme Maharaj, il en résulte inévitablement une sorte de nihilisme dans lequel tout ce qui est apparent (y compris vous-même) est rejeté comme dénué de sens et illusoire. Lorsque vous croyez les indications d’un enseignant comme moi, il en résulte inévitablement l’idée fausse d’acquérir une connaissance progressivement de plus en plus profonde et vraie à propos de la nature de l’Existence. Alors, choisissez votre poison. Avec un peu de chance… l’un ou l’autre « vous » anéantira. Affectueusement,
Août 2007 Bonjour mes chéris,
Ceci ne devrait pas être un scoop pour ceux qui se trouvent poussés vers l’Advaita. Vous avez découvert une façon totalement nouvelle de considérer les choses. Des aperçus vous sont venus et vous ne pouvez retourner à l’ancienne manière de voir. Vous avez la tête dans la gueule du tigre. Vous avez peut-être aussi découvert que parler de ces aperçus alentour vous mettait en porte-à-faux avec votre entourage. Le simple fait de même vaguement suggérer que l’individu n’est pas la source ultime de ses actions (et n’est donc pas responsable de les avoir créées) conduit à s’attirer une puissante et parfois même violente opposition. C’est comme si le monde entier s’accordait tacitement pour ne pas reconsidérer sa présomption la plus fondamentale et que si vous violiez cet accord, vous vous retrouviez dans de beaux draps. Nisargadatta Maharaj (le gourou de mon gourou) édictait une règle très stricte selon laquelle ses disciples ne devaient pas parler de l’Enseignement hors de la pièce du Satsang. Non seulement cela avait pour effet d’empêcher un aveugle de conduire d’autres aveugles, mais cela contribuait à protéger la graine fragile du nouvel aperçu en l’empêchant d’être piétinée par une société égocentrée. Bien qu’il ne soit pas dans ma nature de créer des règlements, je me trouve en accord avec l’esprit de l’injonction de Maharaj. L’approfondissement de la compréhension et le soulagement de la souffrance qui accompagne l’affaiblissement de l’implication égotique s’inscrivent habituellement dans un processus. Particulièrement dans les premiers temps, il vaut mieux laisser l’Enseignement grandir puissamment en vous, avant de le ressortir et de le faire parader en ville. Vous pourrez même découvrir qu’à mesure que la compréhension s’approfondit, l’impulsion s’affaiblit de plus en plus pour parler en quoi que ce soit de l’enseignement. Avec la Grâce tout est possible. Affectueusement, Wayne
Juillet 2007 Bonjour mes chéris, Il y a tant de peur dans le monde... et ce n’est pas étonnant. Chaque jour nous sommes bombardés par des reportages sur la guerre, les vols, les viols, la destruction de l’environnement et l’inconduite à tous les niveaux de la société. Certaines peurs sont saines et légitimes... si rien n’est fait pour inverser le cours des événement, nos enfants ou les enfant de nos enfants ont toutes les chances de s’éteindre sous les polluants qui envahissent notre environnement. Si nous passons la main à travers la grille contre laquelle se jette le pitbull pour nous atteindre, il y a de fortes chances que nous soyons blessé. Ce sont des peurs adaptées ou fonctionnelles. Mais il y a un tout autre niveau de peurs qui ont bien peu à voir avec la réalité pratique ou fonctionnelle. Il s’agit de la peur qui est le produit de l’implication par l’ego. C’est la peur de ce qu’il va advenir de « MOI ». C’est la peur dont nous faisons l’expérience en tant que souffrance. L’organisme humain est sommes toute assez fragile et le nombre de tragédies qui pourraient potentiellement s’abattre sur lui est sans limites. L’ego, qui proclame à tort avoir un contrôle sur les choses, se révèle impuissant face à la liste de ces maux possibles. Le produit de cette interface entre la prétention de pouvoir de l’ego et l’impuissance réelle observée quotidiennement dans ce que rapportent les médias, est la peur. La réaction à laquelle nous assistons le plus souvent consiste à tenter d’acquérir PLUS de contrôle. L’incarnation la plus récente de ce genre de tentative est ce programme immensément populaire, qui a déjà envahit le Canada et les États Unis, appelé Le Secret. De telles propositions alimentent l’appétit insatiable de l’ego pour ce qui lui manque cruellement le plus… le pouvoir. L’Enseignement Vivant aborde le phénomène de la peur égotique selon une approche totalement différente. Il pointe en direction de la cause, située à la racine même de cette peur. Il aide à démasquer la fausseté fondamentale de la prétention de l’ego. Cet Enseignement a donc peu de chance d’être jamais populaire ou à la mode. Toutefois, il PEUT S’AVÉRER incroyablement efficace en aidant à réduire la puissance de cette fausse revendication de l’ego et réduire ainsi la peur qui en découle. Au fur et à mesure que la peur s’amenuise, le besoin de s’accrocher et de contrôler l’incontrôlable diminue, laissant place à la paix. Avec la Grâce tout est possible. Affectueusement, Wayne
Juin 2007 Bonjour mes chéris, Il m’a été demandé récemment : «Quelle est votre philosophie de la vie ? » Ma réponse immédiate a été : « Respirez ! » Mon interlocutrice, présumant par cette réponse que j’avais mal compris sa question, la réitéra de façon légèrement différente : « Que pensez-vous que soit la meilleure manière de vivre ? » demanda-t-elle. « RESPIREZ ! » ai-je répété. Tout le monde a ri, mais je ne plaisantais pas. Je n’éprouve aucun intérêt pour la philosophie, la métaphysique ou la spiritualité en tant que jeu intellectuel. A mon sens, une philosophie de la vie doit être totalement pratique — elle doit faire sens au bureau comme dans la chambre à coucher, à l’église comme à la discothèque. C’est pourquoi l’Enseignement Vivant souligne cette fonction humaine des plus fondamentale. Vivre c’est respirer. Mais chacun sait qu’il n’est pas le créateur ou même le maître de sa respiration. Littéralement la respiration vit sa propre vie. Et comme (à l’exception de quelques pratiques yogis) cette respiration échappe aux revendications de l’ego, elle n’éveille généralement que peu d’intérêt. Elle est simplement là. L’Enseignement Vivant propose de jeter un regard frais sur cette respiration qui nous vit, nous anime, qui nous donne le pouvoir de choisir, de penser, de sentir et d’agir. Cette respiration est une invitation permanente à la réalité de Ce qui Est... peut-être allez-vous découvrir que c’est le moment où vous sautez le pas. Affectueusement, Wayne
Mai 2007 Bonjour mes chéris, Mon bien-aimé Ramesh est sur le point de fêter ses 90 ans dans quelques jours et si les dieux coopèrent, je serai là-bas, à Bombay, pour contribuer à fêter cette journée. Rien ne pourrait me faire plus plaisir. Je me considère infiniment fortuné qu’il m’ait été donné d’être en relation avec l’homme que j’appelle mon gourou. Au début, lorsque j’ai rencontré Ramesh, je n’étais pas en quête d’un gourou. En fait, je ne me considérais pas du genre de personne pouvant jamais se laisser "subjuguer" par un autre. Je souscrivais à l’idée que nous sommes tous égaux. Par conséquent, des relations telles que celle de gourou et disciple m’apparaissaient désuètes et à vrai dire bigotes. Mais j’allais apprendre que la relation gourou-disciple relève de l’amour et de la dévotion… non de la subjugation. Le gourou ne demande rien et donne tout en retour. Le disciple donne ce qu’il peut et la grâce aidant, au fil du temps, demande de moins en moins. Pendant les vingt années au cours desquelles j’ai eu le privilège d’être en relation avec Ramesh, il m’a donné bien au delà de ce que je pourrais jamais espérer lui rendre. Je considère comme une bénédiction d’avoir pu participer à le soutenir financièrement et d’avoir pu un tant soit peu contribuer à la diffusion de son Enseignement. Tout ce que j’ai fait l’a été sans obligation ou demande de Ramesh ou sans que je m’y sente contraint. Je suppose que vous pourriez dire qu’il s’agit de l’amour en action. Certains d’entre vous, qui lisez ceci, connaissez déjà la joie sans bornes d’avoir trouvé votre gourou. Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas encore eu ce bonheur… sachez que la vie est pleine de surprises… tout peut arriver ! Affectueusement
Avril 2007 Bonjour mes chéris, Si vous êtes en train de lire ceci, vous faites partie du monde de la quête spirituelle. Vous pouvez vous considérer comme un chercheur ou comme ayant déjà trouvé, ou encore vous considérer comme n’étant personne du tout. Le fait est… vous lisez ! (ou, si vous vous considérez personne, disons alors… qu’une lecture est en train de se produire !) L’important là-dedans est que cela pointe vers le fait qu’il y a QUELQUE CHOSE. Ce QUELQUE CHOSE existe indépendamment de votre opinion à son endroit. Il existe indépendamment de vos croyances ou de votre philosophie. Ce QUELQUE CHOSE est l’indiscutable Vérité une ; le point de départ et d’arrivée de toute connaissance spirituelle. Cet Enseignement Vivant vous oriente vers ce moment-ci de la vie… ici… maintenant; vers l’essentiel et l’indiscutable. Dans la reconnaissance totale de cela, il n’y a nulle part où aller et rien à saisir… en l’absence de cette reconnaissance l’Enseignement Vivant peut présenter un intérêt. Intérêt pour qui ? Intérêt dans quel sens ? Bienvenu à l’Enseignement Vivant… Affectueusement, Wayne
Mars 2007 Bonjour mes chéris, Rien ne me fait plus plaisir que de voir l’Enseignement trouver un écho en quelqu’un. C’est comme observer une fleur éclore au printemps. Voir se relâcher les sillons entre les sourcils, voir des épaules se détendre à mesure que la tension diminue, voir un sourire apparaître et la lumière commencer à percer dans le regard est pour moi une chose à la beauté incomparable. Je le remarque dans presque toutes les réunions et suis saisi par l’incroyable puissance de l’Enseignement. Il y a quelques années, Ramesh commença à mettre l’emphase sur l’impact de la réalisation de l’Enseignement dans la vie quotidienne plutôt que de parler ésotérisme et philosophie. Cela a contrarié nombre de ses disciples qui s’étaient confortablement installés dans l’idée complaisante qu’ils CONNAISSAIENT l’Enseignement de Ramesh. Mais, en ce qui me concerne, j’ai trouvé cela très amusant ! Un Maître véritable secoue les choses. Il conserve l’Enseignement vibrant et vivant en en changeant la présentation… parce qu’après tout, la vie EST changement. Cet Enseignement est Vivant ! Il se rapporte à qui vous êtes et à ce que vous êtes EN CE MOMENT MÊME. Il vous pousse dans vos retranchements et vous fait éclore. Il est à la fois terriblement ardu et suprêmement facile. Il vous force à travailler très, très dur, mais effectue tout le travail lui-même. Nous sommes véritablement béni d’avoir un tel Enseignement ! Affectueusement Wayne
Février 2007 Bonjour mes chéris, Vous avez parfaitement le droit d’être méfiant à propos de ce que j’enseigne. Après tout, il y a beaucoup de conneries qui se baladent… plutôt inoffensives pour la plupart ; certaines n’en sont pas moins méchamment insidieuses. Cependant se méfier seulement de moi n’est pas suffisant. C’est trop facile. Vous devez avoir le courage de vous méfier de vous-même, de ces choses que vous tenez pour Vraies. Ne serait-il pas possible que vous vous trompiez dans vos postulats les plus fondamentaux ? N’est-il pas possible que vous puissiez vous tromper ? Simplement le reconnaître est le germe d’une authentique humilité. J’espère que vous serez rigoureux dans votre examen de ce qui est dit ici et sans peur dans le regard que vous porterez sur ce que vous présumez être vrais. Un approfondissement de ce genre pourrait bien vous mener au seuil de votre Soi véritable. Affectueusement
Janvier 2007 Bonjour mes chéris, L’orgueil spirituel prend bien des formes. Certaines sont grossières et flagrantes, d’autres sont plus subtiles et cachées. Quel qu’en soit le visage, l’orgueil spirituel s’enracine dans la croyance que « je » sais la Vérité. Cet Enseignement ne vous conseille pas de vous débarrasser de l’arrogance spirituelle, mais vous invite plutôt à examiner la croyance qui l’alimente. La Vérité (au sens absolu) est-elle connaissable ? Au fur et à mesure que la Compréhension transcendantale s’approfondit, la croyance en la certitude d’une vérité connaissable diminue et une simple humilité prévaut. Vous vous découvrez moins critique au sujet des convictions et des pratiques d’autrui. Vous vous contentez de savoir ce que vous savez et de croire ce que vous croyez, sans vous sentir accablé par le poids écrasant d’un savoir relatif paradant en tant que Vérité Absolu. Alors que cette nouvelle année s’ouvre devant nous, peut-être prendrez-vous un moment pour réfléchir sur ce qui est vrai ? La vision claire vous attend peut-être au détour de ce questionnement… Affectueusement, Wayne
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