Août 2007

 

Bonjour mes chéris,

« Ceux pour qui la musique n’est pas audible
Pensent que les danseurs sont fous. »

Ceci ne devrait pas être un scoop pour ceux qui se trouvent poussés vers l’Advaita. Vous avez découvert une façon totalement nouvelle de considérer les choses. Des aperçus vous sont venus et vous ne pouvez retourner à l’ancienne manière de voir. Vous avez la tête dans la gueule du tigre.

Vous avez peut-être aussi découvert que parler de ces aperçus alentour vous mettait en porte-à-faux avec votre entourage. Le simple fait de même vaguement suggérer que l’individu n’est pas la source ultime de ses actions (et n’est donc pas responsable de les avoir créées) conduit à s’attirer une puissante et parfois même violente opposition. C’est comme si le monde entier s’accordait tacitement pour ne pas reconsidérer sa présomption la plus fondamentale et que si vous violiez cet accord, vous vous retrouviez dans de beaux draps.

Nisargadatta Maharaj (le gourou de mon gourou) édictait une règle très stricte selon laquelle ses disciples ne devaient pas parler de l’Enseignement hors de la pièce du satsang. Non seulement cela avait pour effet d’empêcher un aveugle de conduire d’autres aveugles, mais cela contribuait à protéger la graine fragile du nouvel aperçu en l’empêchant d’être piétinée par une société égocentrée. Bien qu’il ne soit pas dans ma nature de créer des règlements, je me trouve en accord avec l’esprit de l’injonction de Maharaj.

L’approfondissement de la compréhension et le soulagement de la souffrance qui accompagne l’affaiblissement de l’implication égotique s’inscrivent habituellement dans un processus. Particulièrement dans les premiers temps, il vaut mieux laisser l’Enseignement grandir puissamment en vous, avant de le ressortir et de le faire parader en ville. Vous pourrez même découvrir qu’à mesure que la compréhension s’approfondit, l’impulsion s’affaiblit de plus en plus pour parler en quoi que ce soit de l’enseignement.

Avec la Grâce tout est possible.

Affectueusement,
Wayne