Août 2006
Bonjour mes chéris,
L’une des phases les plus décourageantes et les plus déplaisantes dans l’évolution de cette Compréhension est le point où vous vous retrouvez en retrait et déconnecté de tout ce qui vous entoure. C’est comme si le monde était devenu complètement gris – rien n’a d’importance, rien n’est particulièrement douloureux, mais rien n’est particulièrement joyeux non plus. Vous n’êtes pas vraiment déprimé, mais vous n’êtes pas vraiment heureux – tout prend une couleur égale.
Une telle condition coïncide souvent avec la reconnaissance que vous n’êtes pas l’auteur de vos pensées, de vos sentiments ou de vos actes. Comme si l’ego qui vient d’être démasqué pour ce qu’il n’est pas adopte un autre registre pour son implication. Ne pouvant plus se proclamer auteur de quoi que ce soit, il prétend maintenant maussadement qu’il n’est rien dont il vaille la peine d’être auteur. Oui, il s’agit d’un autre mensonge, mais il est convaincant. Comme avec le mensonge précédent, le mensonge d’être personnellement auteur, une solution possible est de l’examiner à la lumière du questionnement. Est-ce vrai ? L’apparence est-elle la réalité ?
À la fin, les nuages se dispersent et la grisaille s’évanouit avec eux. Le paysage de la vie s’éclaire à nouveau de toute sa beauté et de toute sa laideur… s’illumine de toute sa joie et de toute sa tristesse… ce qui est vu est ce qui a toujours été là… une diversité fantastique et infinie.
Affectueusement,
Wayne